Perrot

 

 

Famille du Pissoux (commune de Villers le Lac, Doubs)

 

 

Le premier Perrot connu dans le Val de Morteau est un certain Estevenin Perrot cité en 1434. Cinquante ans plus tard, dans la liste des hommes de plus de quinze ans assujettis à la corvée de faux, sont citées deux familles : Henryot Perrot avec Guillaume et Girard Perrot ses neveux d'une part, Estevenin Perrot d'autre part.

Quelques jets (listes nominatives pour le paiement des charges communes) du début du seizième siècle permettent de localiser les Perrot au lieudit Chez les Perrot, qui deviendra un siècle plus tard le Pissoux. Sont cités alors Claude fils d'Estevenin Perrot, Claude Perrot dessoubz, et Guillaume Perrot.

Comme pour toutes les autres familles du Val de Morteau, le seizième siècle voit avec la prospérité générale, la multiplication des branches familiales et l'apparition des noms doubles.

En 1600, lors de l'affranchissement général du Val de Morteau, ce n'est pas moins de vingt-huit familles de Perrot qui sont citées, avec entre autres des Perrot-Jeantez, Perrot-Clerc, Perrot-Bois du Fourg.

Ce sont les Perrot qui tiennent la plupart des moulins qui tournent sur le Doubs, tant sur la seigneurie de Morteau que sur celles de Vennes. La réputation des meuniers Perrot est connue bien au delà des frontières du Val de Morteau, et leur connaissance de la Montagne leur sera bien utile durant la Guerre de Dix Ans. C'est sur leurs terres que se trouve la grotte du Grenier, lieu de refuge inexpugnable pour les habitants du Pissoux, et au siècle dernier on parlait encore de leurs exploits, puisque Ed. Girod, dans son Esquisse historique, légendaire et descriptive de la ville de Pontarlier, parue en 1857, écrit : "A Morteau, les noms des Billod, au Pissou, le nom de Perrot, et à Mouthe celui de Cart-Broumet sont encore en honneur comme appartenant aux plus hardis et aux plus acharnés descendeurs de Suédois ".

Nous étudierons les branches suivantes :